Bushido Bastogne

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La théorie du Taekwon-Do ITF


Le programme technique de la ceinture blanche à la ceinture noire

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28/11/2017
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Théorie: Les livrets des Tuls "VERSION MISE À JOUR"

 

 

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04/10/2017
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Valeurs du Taekwon-Do

La pratique du Taekwon-Do est encadrée par cinq valeurs fondamentales: la courtoisie, l'intégrité, la persévérance, le contrôle de soi et l'esprit indomptable.

 

 

 

En plus d'assurer une pratique ordonnée du Taekwon-Do, le développement de ces valeurs permet:

  • d'accomplir des tâches qui exigent de la détermination et des efforts; 

     

  • d'exercer un meilleur contrôle sur sa vie; 

     

  • d'atteindre ses buts;

      

  • de vivre une vie équilibrée; 

     

  • de développer des relations harmonieuses avec les autres;

     

  • de vivre sereinement.

 

Le développement et la mise en pratique de ces valeurs requièrent un bon jugement, car il est rarement indiqué de les pousser à l'extrême. Par exemple,

  • être courageux ne veut pas dire être téméraire et se mettre en danger en prenant des risques démesurés;

     

  • avoir un bon contrôle de soi ne veut pas dire en arriver à n'éprouver aucune émotion.

     

Les valeurs du Taekwon-Do sont interreliées. Par exemple, il est important de faire preuve de respect dans la manière de dire la vérité à une personne pour éviter le plus possible de la blesser ou lui faire du mal. Être intègre ne signifie pas dire la vérité de manière rude et sèche.

 

LE SERMENT DE L’ELEVE

 

        · J’observerai la doctrine du TAEKWON-DO.

        · Je respecterai l’instructeur et mes supérieurs.

        · Je ne ferai jamais un mauvais usage du TAEKWON-DO.

        · Je serai un champion de la liberté et de la justice.

        · Je bâtirai un monde plus pacifique !

 


01/07/2017
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Biographie du Général Choi Hong Hi

 

La dévotion du fondateur envers le Taekwon-Do est tellement grande que l'homme, sa vie et son œuvre ne font qu'un. Il a développé et mis à jour un ancien type d'art martial, dans un but précis, par de longues années de labeur et de zèle. Si le Taekwon-Do a aujourd'hui un statut international c'est grâce à des efforts inlassables d'un homme - le père du Taekwon-Do moderne.

 

Le général Choi Hong Hi est né le 9 novembre 1918 dans la région de Hwa Dae, dans le district de Myong Chun de la Corée du Nord, officiellement connue aujourd'hui sous le nom de République populaire démocratique de Corée. Jeune, il est frêle et maladif, ce qui inquiète terriblement ses parents.

Il démontre cependant un caractère fort et indépendant. À 12 ans, il est expulsé de l'école pour avoir mené une campagne contre les autorités japonaises alors en autorité en Corée. C'est là le début de ce qui sera une longue association avec le Mouvement des étudiants de Gwanju pour l'Indépendance.

À la suite de cette expulsion, son père lui fait étudier la calligraphie auprès de Han II Dong, un célèbre professeur coréen. Han Il Dong, en plus d'être habile en calligraphie, est aussi un maître du Taek Kyon, l'ancien art coréen de combat avec les pieds. Le professeur, inquiet de la frêle condition physique de son nouvel élève, décide de lui enseigner les exercices rigoureux du Taek Kyon pour l'aider à renforcer son corps.

En 1937, le jeune Choi est envoyé au Japon pour poursuivre son éducation. Cependant, peu avant son départ, il a la malchance de s'embarquer dans une chaude dispute avec Hu, un gros lutteur professionnel, qui promet de le mettre en pièces à la prochaine rencontre. Cette menace semble fournir une raison de plus au jeune Choi de s'entraîner aux arts martiaux.

À Kyoto, Choi rencontre un compatriote, Kim, qui enseigne le karaté, art martial japonais. Après deux ans d'entraînement intensif, Choi obtient sa ceinture noire, 1er degré. Ces techniques de karaté entremêlées à celles du Taek Kyon sont à la base du Taekwon-Do moderne.

Il s'ensuit une période d'entraînement physique et mental à l'école préparatoire, au collège puis à l'Université de Tokyo. Il intensifie son entraînement et expérimente ces nouvelles techniques de combat jusqu'à l'obtention de sa ceinture noire 2e degré, alors qu'il commence à enseigner dans un Y.M.C.A. de Tokyo.

Choi raconte que durant cette période il n'y a pas un lampadaire de la ville qu'il n'a pas frappé du poing ou du pied pour voir si les fils de cuivre allaient vibrer en protestation. "J'imaginais que ces techniques seraient celles que j'utiliserais pour me défendre contre Hu, le lutteur, si celui-ci mettait à exécution sa promesse de me mettre en pièces à mon retour éventuel en Corée".

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Choi se voit forcé bien malgré lui de s'enrôler dans l'armée japonaise. En poste à Pyongyang en Corée du Nord, Choi est impliqué comme instigateur du Mouvement Coréen pour l'Indépendance aussi connu sous le nom du Mouvement des Étudiants-Soldats de Pyongyang. Il fut alors interné dans une prison japonaise durant les huit (8) mois que dura son enquête préliminaire.

Durant son emprisonnement, Choi commence à pratiquer son art dans la solitude de sa cellule afin de ne pas mourir d'ennui et garder sa condition physique. En peu de temps, ses compagnons de cellule de même que le geôlier deviennent ses étudiants. Éventuellement, la cour de la prison se transforme en un grand gymnase.

La libération d'août 1945 épargne à Choi une peine d'emprisonnement de sept 7 ans. Après sa mise en liberté, l'ex-prisonnier rentre à Séoul où il met sur pied le Parti des Étudiants-Soldats. En janvier de l'année suivante, Choi reçoit son brevet de sous-lieutenant dans la nouvelle armée coréenne, le tremplin qui sert à mettre le Taekwon-Do sur une nouvelle orbite.

Peu après, il est nommé commandant de compagnie à Kwang-Ju et il instille le goût de son art à toute sa compagnie. Il est ensuite promu lieutenant et transféré à Tae Jon à la tête du 2e Régiment d'Infanterie. À ce nouveau poste, le lieutenant Choi fait connaître le Taekwon-Do non seulement aux soldats coréens mais aussi aux soldats américains en poste. Pour la première fois, des Américains sont en contact avec ce qui sera éventuellement connu comme le Taekwon-Do.

L'année 1947 est pour le lieutenant Choi une année de promotions successives et rapides. Il est d'abord promu capitaine puis major. En 1948, il est stationné à Séoul et est responsable de la logistique et devient instructeur de Taekwon-Do à l'école de police militaire américaine.

À la fin de l'année 1948, il devient lieutenant-colonel puis est promu colonel en 1949. Il se rend alors aux États-Unis pour la première fois afin de suivre des cours au centre d'enseignement militaire de l'armée de terre à Fort Riley. Durant son séjour, il présente le Taekwon-Do au public américain.

En 1951, alors brigadier général, il met sur pied l'école de l'armée de terre coréenne à Pusan en tant que commandant adjoint et directeur de la formation.

En 1952, il est nommé chef d'état-major du 1er corps d'armée et est responsable de tenir informé le général MacArthur durant ses visites à Kang Nung. Au moment de l'armistice, le général Choi est commandant de la 5e division d'Infanterie.

L'année 1953 est fertile en événements pour le général tant dans sa carrière militaire que dans le progrès de son nouvel art martial. Il publie le 1er manuel autorisé sur le renseignement militaire en Corée. Il organise et met en place la 29e division d'infanterie, élite de l'Ile Cheju, qui devint le fer de lance du Taekwon-Do dans les Forces armées. Le général établit aussi le OH DO KWAN (gymnase MA-VOIE) où il réussit non seulement à former des instructeurs cadres pour l'armée entière, mais aussi à développer les techniques de Tae Kyon et de karaté dans le système moderne du Taekwon-Do, avec l'aide de Nam Tae Hi, alors son bras droit en 1954.

Vers la fin de cette année, il dirige le CHONG DO KWAN (gymnase de la Vague Bleue), le plus grand gymnase non militaire en Corée. Il est également promu major général.

Techniquement, 1955 marque la naissance du Taekwon-Do comme art officiellement reconnu en Corée. Au cours de cette année, un comité spécial est formé de maîtres, professeurs, historiens et hommes publics à qui sont soumises des propositions pour nommer le nouvel art. Le 11 avril, le Comité, convoqué par le général Choi, se met d'accord sur le nom TAEKWON-DO préalablement soumis par le général lui-même. Ce nom remplace différents termes qui portent à confusion tels que: Dang Soo, Gong Soo, Taek Kyon, Kwon Bup, etc.

Entre 1956 et 1958, le général Choi étend la pratique du Taekwon-Do aux universités et aux bases militaires de toute la Corée.

En 1959, le Taekwon-Do passe les frontières. Le père du Taekwon-Do et dix-neuf (19) de ses meilleures ceintures noires font une tournée en Extrême-Orient. La tournée est un succès et l'équipe ébahit tous les spectateurs avec d'excellentes techniques. Au cours de la même année, le général Choi obtient deux postes importants: il devient président de la nouvelle Fédération coréenne de Taekwon-Do et est promu commandant adjoint de la 2e armée à Tae Gu.

En 1959, le général Choi publie son premier manuel coréen de Taekwon-Do, manuel qui devint la base pour l'édition de 1965.

En 1960, le général suit des cours au Texas et il rend visite au Jhoon Rhees Karate Club de San Antonio, où il convainc les adeptes d'utiliser le nom Taekwon-Do au lieu de karaté. Conséquemment, Jhoon Rhee est reconnu comme le premier professeur américain de Taekwon-Do. Ainsi débuta aux États-Unis la grande aventure du Taekwon-Do.

Le général Choi retourne en Corée comme directeur du Renseignement militaire de l'armée coréenne. À la fin de cette même année, il commande la Force mobile et prend la direction des écoles d'infanterie, d'artillerie, des blindés, de la signalisation et de l'aviation.

L'année 1961 est une année de maturation pour sa carrière militaire et le Taekwon-Do. Il dirige les plus grands centres d'entraînement de Taekwon-Do en Corée et il est nommé commandant de la 6e Armée.

Le Taekwon-Do se répand comme une traînée de poudre non seulement dans la population et la force militaire coréenne mais aussi auprès des soldats américains de la 7e Division d'Infanterie qui se trouvent sous son contrôle opérationnel. À travers ses étudiants, le Taekwon-Do fait même son apparition dans la grande Académie militaire de West Point. Au cours de la même année, le Taekwon-Do devient une matière obligatoire pour l'armée et les Forces policières de la Corée du Sud.

Deux événements marquants surviennent en 1963, une démonstration de Taekwon-Do aux Nations unies à New York et la présentation du Taekwon-Do aux Forces armées du Vietnam sous l'autorité du major Nam Tae Hi. En février de l'année suivante, une association de Taekwon-Do se forme à Singapour et le canevas est en place pour développer d'autres associations.

En 1965, l'ambassadeur Choi, alors à la retraite, est chargé par le gouvernement de la République de Corée d'une visite d'amitié en Allemagne de l'Ouest, en Italie, en Turquie, en République arabe unie, en Malaisie et à Singapour. Cette mission est déterminante car l'ambassadeur Choi déclare, pour la première fois dans l'histoire de la Corée, que le Taekwon-Do est l'art martial national de la Corée.

Ce voyage est non seulement à la base de l'établissement de l'Association du Taekwon-Do dans ces pays, mais aussi de la formation de la Fédération internationale de Taekwon-Do (F.I.T.).

Le 22 mars 1966, la F.I.T. est formée avec des associations au Vietnam, en Malaisie, à Singapour, en l'Allemagne de l'Ouest, aux États-Unis, en Turquie, en Italie, en République arabe d'Égypte et en Corée. La ville de Séoul en Corée est choisie pour y établir le siège social.

En 1967 et 1968, le général visite plusieurs pays tels que le Vietnam, les États-Unis, Taïwan, le Royaume-Unis, l'Espagne, les Pays-Bas, le Canada, la Belgique et l'Inde avec l'espoir de promouvoir la connaissance du Taekwon-Do. À son retour en Corée, il reçoit le premier Prix en recherche sportive de la Corée du Sud pour son travail dévoué de l'art martial coréen.

En 1969, le général Choi fait une tournée en Asie du Sud-Est afin de prendre connaissance personnellement des préparatifs de chaque pays en vue du premier championnat de Taekwon-Do de l'Asie devant avoir lieu à Hong-Kong au mois de septembre de cette année. Aussitôt après le championnat, il entreprend une tournée de 29 pays, rencontre des professeurs de Taekwon-Do et rassemble des photographies en prévision de la publication de la première édition du "Manuel de Taekwon-Do (copyright 1972)".

En août 1970, il débute une tournée de 20 pays, dont l'Asie du Sud-Est, le Canada, l'Europe et le Moyen-Orient. Dans chacun de ces pays, il donne des séminaires aux instructeurs internationaux et cherche à développer et à souder la F.I.T. en une force unifiée.

En 1972, avec l'assentiment de tous les pays membres, il déménage le siège social de la F.I.T. à Toronto au Canada.

Durant ces voyages, le général s'intéresse particulièrement à promouvoir le Taekwon-Do chez les jeunes. Le président de la F.I.T. joue un rôle important dans l'introduction de cet art dans plusieurs universités d'Europe, d'Amérique, du Moyen-Orient et de l'Extrême-Orient.

L'année 1974 est une année d'exubérance dont le général se rappellera longtemps. En effet, le fondateur du Taekwon-Do, réussit non seulement à présenter l'excellence des techniques et des règles de compétition du Taekwon-Do, mais il réalise son rêve de mettre sur pied le premier Championnat mondial de Taekwon-Do à Montréal.

En 1975 et 1976, le général Choi donne ensuite des séminaires en Australie, en Grèce, en Suède, en Iran, en Malaisie, en Indonésie et en Europe. En novembre, il préside l'ouverture, à Amsterdam aux Pays-Bas, du premier Championnat européen de Taekwon-Do.

En septembre 1977, le fondateur du Taekwon-Do visite la Malaisie, la Nouvelle-Zélande et l'Australie après la réunion de Tokyo au cours de laquelle il dénonce publiquement le président de la Corée du Sud, le général Park Jung Hee parce qu'il se sert du Taekwon-Do à des fins politiques.

En 1978 et 1979, le général Choi visite la Malaisie, le Pakistan, le Kenya et l'Afrique du Sud, la Suède, la Pologne, la Hongrie et la Yougoslavie, le Danemark, l'Allemagne de l'Ouest, la France et le Groenland en compagnie de Rhee Ki Ha.

En juin 1979, le général assiste à la fondation de la Fédération de Taekwon-Do d'Europe à Oslo, en Norvège.

L'année 1980 est une année mémorable pour le père du Taekwon-Do et pour l'avenir de son art. Avec quinze étudiants, il fait un voyage historique en Corée du Nord. C'est la première fois que le Taekwon-Do est introduit en Corée du Nord, la région d'origine du général Choi.

En novembre 1980, dix-huit (18) pays européens participent aux 1ers Championnats d'Europe de Taekwon-Do qui ont lieu à Londres.

En octobre 1981, il donne un séminaire aux membres fondateurs du Taekwon-Do en République populaire de Corée (Corée du Nord) et en novembre, il présente avec fierté une équipe de démonstrations unifiée constituée de professeurs de la Corée du Nord et de la Corée du Sud lors de la rencontre historique connue sous l'appellation Assemblée des dirigeants chrétiens de la Corée du Nord et d'Outre-Mer tenue à Vienne en Autriche.

En janvier 1982, le président de la F.I.T. fonde la North American Taekwon-Do Federation, à Toronto, au Canada. C'est une année très occupée où il se promène dans plusieurs pays.

Toujours en 1982, en octobre, le général Choi rencontre Csanadi, le président du Comité de la programmation du Comité international olympique (C.I.O.) à Budapest, en Hongrie, afin de discuter de la reconnaissance par ce dernier de la F.I.T.

 

En 1983, il visite l'Amérique Latine, les États-Unis, l'Europe et la République démocratique populaire de Corée pour obtenir des photographies et mettre la touche finale à son encyclopédie, résultat du travail de recherches de toute sa vie. Lors de cette même année, la Fédération de l'Amérique centrale et du Sud de Taekwon-Do est créée.

En avril 1984, le général Choi préside l'ouverture du quatrième Championnat mondial de Taekwon-Do, à Glasgow, en Écosse. Toujours en avril 1984, il rencontre Juan Antonio Samaranch, président du Comité international olympique, à Lausanne en compagnie de Maîtres Rhee Ki Ha, Charles Sereff et Kim Yong Kyu afin de le convaincre que la F.I.T. est la seule entité mondiale régissant le vrai Taekwon-Do.

En septembre 1984, le général invite des instructeurs reconnus tels que Lee Suk Hi, Rhee Ki Ha, Park Jung Tae et Choi Joong Hwa à Pyongyang afin de finaliser la publication de son encyclopédie. C'est à cette époque qu'une discussion sérieuse a lieu à propos de la relocalisation de la Fédération à Vienne en Autriche.

Le 5 décembre 1984, le congrès de la F.I.T. a lieu à Vienne et il est alors unanimement décrété de relocaliser, en mars 1985, le siège social de la F.I.T. à Vienne. Lors de ce congrès, le général est réélu pour un autre mandat alors que M. Jun Chin Shik, président de la F.I.T. du Japon et Maîtres Lee Suk Hi et Rhee Ki Ha sont élus vice-présidents tandis que Maître Park Jung Tae est nommé secrétaire général.

En décembre 1984, la Fédération canadienne de Taekwon-Do commandite le 30e anniversaire de l'implantation du Taekwon-Do à Québec, événement souligné lors de divers festivals et le père du Taekwon-Do, le général Choi Hong Hi est présent lors de ces célébrations.

L'année 1985 est, sans aucun doute, une année marquante pour le général: il publie son Encyclopédie du Taekwon-Do dans laquelle il décrit de façon exhaustive toutes les techniques de Taekwon-Do et il réussit à établir une base solide pour le déploiement de son art à travers la planète, incluant les pays socialistes et du Tiers-monde, par l'établissement du siège social de la Fédération à Vienne, capitale de l'Autriche.

Jusqu'à la fin de sa vie, le général Choi a parcouru le monde pour observer les activités de Taekwon-Do, les vérifier et aussi, donner des séminaires afin de continuellement partager son art avec d'autres.

Âgé de 83 ans, le général Choi meurt du cancer le 15 juin 2002 à Pyongyang en Corée.

Il est souhaitable que chaque instructeur suive son exemple et consacre du temps à intégrer cet art au milieu scolaire de sa région.

Cependant, introduire l'art seulement, n'est pas suffisant. L'instructeur de Taekwon-Do devrait chercher à exercer une influence positive par son propre exemple, et ainsi devenir une source d'inspiration pour les étudiants. Alors, et alors seulement, un instructeur pourra-t-il se considérer comme un apôtre du Taekwon-Do.

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Extrait de: CONDENSED ENCYCLOPEDIA OF TAEKWON-DO, by Gen. Choi Hong Hi

 


01/07/2017
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Le Taekwon-Do ITF

Le Taekwon-Do ITF

 

 

Le Taekwon-Do est un art martial d'origine coréenne, dont le nom peut se traduire par La voie du pied et du poing

                       

Le fondateur et principal promoteur du taekwondo est le Général Choi Hong-hi.

 

Origines

 

Comme beaucoup d'arts martiaux, le taekwondo s'appuie sur une tradition très ancienne, qui existait bien avant le Moyen Âge en Corée, à travers de nombreuses écoles, sous le nom de Subak, Subakhi, Subyok, Taekkyeon, Bikaksul, Subyokta et Gweonbeop.

Le passé du taekwondo est décelable à travers l’histoire orale et les objets issus de l’époque des trois premiers royaumes de Corée (Goguryeo, Baekje et Silla). 

 

File:Three Kingdoms of Korea Map.png

 

Ainsi, la découverte en 1935 par des archéologues japonais de deux tombes royales (sur les plafonds desquels sont représentés des techniques et des positions de combat) atteste sans doute l’existence d’arts martiaux originels dans le royaume de Goguryeo, d’autres trouvailles archéologiques allant dans le même sens.

 

Le taekwondo est officiellement créé le 11 avril 1955 par le Géneral Choi Hong Hi, après un long travail de développement et d'unification des différentes écoles d'arts martiaux coréennes. C'est le fruit d'une longue tradition martiale.

 

 

 

Le Général Choi Hong Hi commence sa pratique du taekkyon, un très ancien art martial coréen basé sur des techniques de jambes très complètes pendant sa jeunesse.

 

Nous sommes dans l'entre-deux-guerres, et la Corée est encore sous la domination japonaise. Lorsque le jeune Choi part faire ses études au Japon, il rentre en contact avec le maître de karaté Funakoshi, sous la direction duquel il commence à pratiquer. De retour en Corée, il poursuit son travail sur le développement d'un nouvel art martial, combinaison du karaté et d'anciens arts martiaux coréens. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate, et il est enrôlé de force dans l'armée japonaise. À la libération, son travail sur l'art martial continue. Mais la Corée est de nouveau plongée dans la tourmente du conflit idéologique entre Nord et Sud. Choi Hong Hi s'engage dans la toute jeune armée Sud-coréenne, qu'il contribue à fonder (il fait partie des "Pères fondateurs de l'armée coréenne"). Il commence alors à enseigner son art à ses troupes. Son but est de donner à une Corée meurtrie par l'occupation japonaise et la guerre un art martial national, mais aussi de fonder sur la base des derniers progrès scientifiques une pratique d'autodéfense rationnelle. C'est cet aspect scientifique qui donne sa spécificité première au taekwondo, puisque chaque mouvement est étudié en fonction des principes scientifiques dans le but d'obtenir le maximum de puissance.

 

Après la création officielle du taekwondo, le 11 avril 1955, des équipes de démonstration furent constituées. Composées des meilleurs représentants de cet art martial nouveau, elles avaient pour objet d’effectuer des tournées dans le monde entier afin de faire connaître le taekwondo. En mars 1959, une première tournée fit découvrir à Taïwan et au Sud-Viêt Nam ce nouvel art martial.

 

En 1961-62, le taekwondo était pratiqué par les militaires coréens autant que par la population civile de ce pays, mais aussi par les forces armées américaines stationnées en Corée. Ces mêmes années, le taekwondo fut introduit à l’académie militaire de West Point (États-Unis), l’une des plus réputées du monde.

 

Nommé ambassadeur en Malaisie, le général Choi introduisit le taekwondo dans ce pays, après avoir effectué une démonstration dans un stade à la demande du premier ministre Malais. En 1963, l’Association malaise de taekwondo fut créée.

 

En juin de la même année, une démonstration eut lieu dans le bâtiment des Nations unies, à New York, et le taekwondo fut choisi pour l’entraînement des militaires du Sud Viêt Nam.

 

Toujours en 1963, les associations nationales de Singapour et de Brunei furent créées.

 

En 1965, le Maître Choi prit sa retraite avec le grade de Général deux étoiles, et fut chargé par le gouvernement de Corée du Sud de diriger une tournée en Allemagne de l’Ouest, Italie, Turquie, Émirats arabes unis, Malaisie et Singapour. Ce fut l’occasion de faire connaître le taekwondo dans ces pays, ainsi que d’établir les associations nationales qui, le 22 mars 1966 se réunirent pour former la Fédération internationale de taekwondo (ITF), à Séoul.

 

Les pays fondateurs de l’ITF sont donc la Corée, le Viêt Nam, la Malaisie, Singapour, l’Allemagne de l’Ouest, les États-Unis, la Turquie, l’Italie et les Émirats arabes unis. Le taekwondo fut alors reconnu comme l’art martial national de la Corée.

 

En 1968, le Maître Choi visita la France à l’occasion du symposium sur le sport militaire et y organisa une démonstration devant les représentants de 32 pays. La même année, le Royaume-Uni forma une association nationale de taekwondo, et le général se rendit en Espagne, au Canada, aux Pays-Bas, en Belgique et en Inde. En 1969, le général effectua une tournée dans 29 pays afin de rencontrer les instructeurs de ces différents pays et effectuer les prises de vues qui illustrent la première édition de l’Encyclopédie (1972). L’année 1970 fut à l’image de 1969 : le général voyagea dans le monde entier pour faire découvrir le taekwondo et conduire des séminaires pour former des instructeurs ou perfectionner la technique de ceux-ci.  Le général Choi continue son travail de développement du taekwondo originel par le biais de l'ITF.

 

En 1985, le siège de l’ITF déménage pour Vienne, où il est encore de nos jours.

 

Le décès du Président de l’ITF le général Choi Hong Hi survient le 15 juin 2002.

 

Le Taekwon-Do se définit comme la Voie (« do ») par l’art de frapper avec les pieds (« Tae ») et les poings (« Kwon »).

La Voie (avec un « V » majuscule), c’est celle du Taoïsme, « tao » en chinois se prononçant « do » en coréen. C’est donc une recherche de l’harmonie et de la paix intérieure par le biais d’exercices d’autodéfense. Concrètement, on définit le Taekwon-Do comme étant l’utilisation scientifique et rationnelle du corps dans un but d’autodéfense par la recherche de la puissance et de l’efficacité maximale pour chaque mouvement.

 Pourquoi scientifique ?

 

On dit que le Taekwon-Do est un art d’autodéfense basé sur l’utilisation scientifique du corps car il prend en compte les travaux de Newton sur les corps. Sans rentrer dans les détails, la loi de Newton dit que toute force créée sur un corps a une force égale et opposée. Ce qui signifie que lorsqu’une voiture se fracasse contre un mur avec une force de 2000 livres, le mur lui retourne une force de 2000 livres. Ainsi, si un adversaire se rue sur vous à toute vitesse, le coup que vous lui porterez verra sa puissance dévastatrice augmenter grâce à la vitesse propre de votre adversaire. Ce premier élément fait du Taekwon-Do un art d’autodéfense par définition, et non un art d’attaque, puisque pour qu’un mouvement de Taekwon-Do atteigne sa pleine efficacité, il nécessite une force opposée. Cette force est appelée « force de réaction ». Même un individu très faible peut faire de très grands dégâts s’il sait saisir la force de réaction de son opposant. Il existe cependant une deuxième force de réaction, la vôtre, lorsque, par exemple, vous effectuez un coup de poing, vous utilisez l'autre bras pour augmenter la puissance en tirant dans la direction opposée de la frappe. Cette deuxième force de réaction est un élément fondamental du maintien de l’équilibre et à l’accélération du mouvement, indispensables à l’obtention de la puissance maximale.  

 

Par ailleurs, le Taekwon-Do met en application les lois de la physique concernant les masses. En effet, l’énergie maximale est obtenue par le poids maximal à la vitesse maximale. C’est pour cela que chaque mouvement de Taekwon-Do s’effectue par un mouvement de vague élan/haut/bas par flexion des genoux, associé à une rotation des hanches. Les parties lourdes et lentes du corps (bassin) entraînent les parties légères et rapides pour leur donner plus de vitesse et leur transmettre leur puissance. Il est donc important d’employer toute la masse de son corps, aussi faible soit-elle, pour augmenter la puissance d’un mouvement.           

 

Pour finir, le Taekwon-Do est un art martial scientifique, ou plutôt rationnel, en ce sens que les cibles du corps sont attaquées avec les armes naturelles correspondantes. Par exemple, les yeux, cible petite et fragile seront attaqués avec le bout des doigts qui pénètre à l’intérieur, et non avec la paume de la main. En effet, même si cette arme naturelle est très efficace et puissante, elle ne correspond pas à une cible de ce type. Il est important également de faire correspondre l’arme naturelle avec l’objectif. Si l’objectif est de casser un os, il faudra utiliser une arme naturelle susceptible de faire ce type de dégâts. De façon générale, il est important de concentrer au maximum l’énergie dans une arme naturelle dure si l’objectif visé est de casser un os (dans les deux premières phalanges du poing, par exemple, qui vont frapper le nez ou la mâchoire), et au contraire d’élargir la zone de frappe si l’on veut faire des dégâts internes sans casse (par exemple la paume de la main frappant les côtes : les os ne casseront pas, mais les dégâts faits aux organes internes auront tout autant d’efficacité). Il convient d’adapter de façon rationnelle l’outil de frappe (attaque ou blocage) à la cible visée.

 

L'importance de la vitesse :          

Plus que l’utilisation de la masse, la vitesse est un élément essentiel de la puissance. Selon la formule, la Force est égale au produit de la Masse par l’Accélération (F=M×A), ou encore l’Energie est proportionnelle au produit de ½ de la Masse par la Vitesse au carré (E=1/2×M×V2). Alors que la masse est divisée par 2, la vitesse est multipliée par elle-même. Il est donc beaucoup plus important d’être rapide que lourd.

Exemple :

Un individu de 80kg frappe avec une vitesse de 50Km/h (cette vitesse est tout-à-fait

hypothétique). Le résultat de l’opération est :

½ de 80 multiplié par 50 au carré : 40×50×50=100 000.

Maintenant un individu 2 fois plus léger (40kg) frappe deux fois plus vite. On

obtient l’opération suivante :

½ de 40 multiplié par 100 au carré : 20×100×100=200 000.

Ce qui signifie qu’une personne de 40kg donnera un coup deux fois plus puissant qu’une personne de 80kg si elle frappe seulement deux fois plus vite, alors qu’elle est deux fois plus légère.

 

Lorsque l’on voit la différence physique qu’il y a entre une personne de 40kg (un enfant de 13 ans, par exemple) et une personne de 80kg (un rugbyman d’1m 75), on a du mal à croire qu’elle puisse être plus puissante. Pourtant, c’est ce que le Taekwon-Do enseigne. Il faut par ailleurs savoir qu’il est beaucoup plus facile pour quelqu’un de léger d’être rapide que pour quelqu’un de lourd.

           

En conclusion, nous dirons que le Taekwon-Do est l’Art Martial qui apprend à utiliser toutes les capacités de son corps, aussi frêle soit-il, afin d’obtenir le maximum de puissance. Il faut savoir qu’un être humain normal utilise entre 10 et 20% seulement de ses capacités physiques. En apprenant à utiliser son corps à 100% de ses capacités par l’étude de la théorie de la puissance et des particularités physiques de chaque mouvement (timing, contraction, décontraction etc.), l’adepte de Taekwon-Do fait de son corps une véritable arme.

 

 


30/06/2017
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